C’est le montant promis par les bailleurs internationaux lors de la Conférence de Berlin sur le pays, organisée le 15 octobre 2026 à l’initiative de l’Union européenne, de l’Allemagne, des Nations unies et de l’Union africaine.
Cette récente mobilisation en faveur du Soudan visait à répondre à l’aggravation de la crise humanitaire dans le pays, plongé dans un conflit armé prolongé depuis 2023, et qui continue de provoquer des déplacements massifs de populations, l’insécurité alimentaire et l’effondrement des services essentiels.
Selon les organisateurs, cette enveloppe doit permettre de financer des opérations d’urgence dans les domaines de l’alimentation, de la santé, de l’eau potable et de la protection des civils. Une partie importante des fonds sera consacrée à l’assistance alimentaire, alors que plusieurs régions du pays sont menacées par la famine. Les agences humanitaires prévoient également d’intensifier la prise en charge sanitaire, notamment l’approvisionnement en médicaments, la remise en état de centres de santé et la vaccination des populations déplacées. L’accès à l’eau potable et l’installation d’abris d’urgence figurent aussi parmi les priorités.
La contribution financière provient d’un large éventail de partenaires internationaux. L’Union européenne et ses États membres constituent l’essentiel des engagements, aux côtés d’autres donateurs bilatéraux et d’institutions financières internationales. Les fonds seront acheminés via les agences des Nations unies, les organisations humanitaires internationales et les ONG présentes sur le terrain, afin de garantir une intervention rapide dans les zones les plus touchées. Les participants ont également insisté sur la nécessité d’améliorer l’accès humanitaire et de sécuriser les couloirs d’acheminement de l’aide.
Cette mobilisation intervient dans un contexte humanitaire particulièrement préoccupant. Selon les estimations présentées à Berlin, des millions de personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays ou ont trouvé refuge dans les États voisins. De nombreuses infrastructures sanitaires et éducatives ont été détruites ou ne fonctionnent plus, tandis que l’insécurité alimentaire touche une large part de la population. Les combats persistants entravent l’accès aux zones affectées et compliquent la distribution de l’aide.
Au-delà de l’urgence, les participants ont souligné la nécessité d’un soutien durable pour stabiliser la situation. Les financements annoncés doivent contribuer à renforcer la résilience des populations, soutenir les services essentiels et prévenir une aggravation de la crise. Toutefois, les partenaires internationaux ont rappelé que l’efficacité de cette aide dépendra aussi d’une amélioration de la situation sécuritaire et d’avancées politiques permettant un accès humanitaire sans entrave.

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