Congo: Le gouvernement remet sa démission après l’investiture de Denis Sassou N’Guesso

Selon un communiqué officiel, elle a été acceptée par le président de la République, qui a salué le travail accompli par l’équipe gouvernementale entre 2021 et 2026 dans la mise en œuvre du projet de société « Ensemble, poursuivons la marche ».

Quelques jours après l’investiture de Denis Sassou N’Guesso pour un nouveau mandat, la scène politique congolaise connaît un premier tournant institutionnel. Dans un communiqué officiel rendu public à Brazzaville le 19 avril 2026, la Présidence de la République annonce que le Premier ministre Anatole Collinet Makosso a présenté, le 17 avril, sa démission ainsi que celle de l’ensemble du gouvernement, conformément aux dispositions constitutionnelles. Une décision intervenue dans la foulée de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars 2026 et de l’investiture du chef de l’État le 16 avril.

La démission a été acceptée par le président de la République, qui a salué le travail accompli par l’équipe gouvernementale entre 2021 et 2026 dans la mise en œuvre du projet de société « Ensemble, poursuivons la marche ». En attendant la formation d’un nouveau gouvernement, les ministres sortants ont été chargés d’expédier les affaires courantes. Ce changement institutionnel ouvre ainsi une nouvelle séquence politique, marquée par les priorités économiques du quinquennat qui s’ouvre.

Un mandat sous le signe de la gouvernance axée sur les résultats

Réélu avec 94,90 % des suffrages, Denis Sassou N’Guesso a placé son nouveau mandat sous le signe de la gouvernance axée sur les résultats. Lors de son discours d’investiture, le chef de l’État a insisté sur la nécessité de renforcer la mobilisation des recettes publiques, d’améliorer leur gestion et d’intensifier la lutte contre le détournement des deniers publics. L’objectif affiché est de poser les bases d’un Congo plus prospère, capable de soutenir une croissance durable et inclusive.

Au cœur de cette stratégie figure la redynamisation de l’économie nationale. Le président congolais entend notamment accroître les investissements dans le capital humain afin de moderniser l’administration publique et améliorer l’efficacité des politiques publiques. La relance de l’agriculture, de l’industrie, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique constitue également un axe majeur du programme « Accélérons la marche vers le développement ». Les autorités misent aussi sur la mise en œuvre effective des zones économiques spéciales et sur la valorisation des industries extractives, avec la révision en cours du code minier.

Les infrastructures de transport occupent elles aussi une place centrale dans cette feuille de route. Le chef de l’État a évoqué la poursuite du bitumage du corridor Ouesso-Impfondo-Gouga jusqu’à la frontière centrafricaine, ainsi que le lancement attendu du pont route-rail reliant Brazzaville à Kinshasa. La rénovation du Chemin de fer Congo-Océan, la réhabilitation des ports maritimes et fluviaux, ainsi que la modernisation des aéroports figurent également parmi les priorités destinées à renforcer la vocation du Congo comme hub de transit régional.

Les défis liés à l’accès à l’eau potable et à l’électricité restent également au premier plan. Denis Sassou N’Guesso a réaffirmé l’objectif d’accroître l’accès à l’énergie dans le cadre de la Mission 300, avec l’ambition de fournir l’électricité à plus de la moitié de la population d’ici 2030. Cette orientation s’appuie sur le Pacte national énergétique, qui couvre l’ensemble de la chaîne, de la prospection à la production.

Dans ce contexte, la formation du prochain gouvernement apparaît déterminante pour la mise en œuvre de ces engagements. Entre transition institutionnelle et attentes économiques fortes, le nouveau mandat de Denis Sassou N’Guesso s’ouvre ainsi sur un double enjeu : stabiliser l’appareil exécutif et accélérer la relance économique du pays.

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