C’est ce qui ressort du bilan présenté par le directeur général des douanes au cours de la réunion de coordination tenue le 13 avril 2026 à Yaoundé.
Le nouveau dispositif de perception des droits et taxes de douane appliqué aux téléphones portables, tablettes et autres terminaux numériques commence à produire ses premiers effets. D’après le bilan présenté le 13 avril 2026 à Yaoundé lors d’une réunion de coordination présidée par le directeur général des Douanes, Edwin Fongod Nuvaga, près de 22.000 téléphones ont déjà été dédouanés depuis l’entrée en vigueur du mécanisme.
Cette première évaluation fait état d’une mise en œuvre jugée satisfaisante par l’administration douanière. Selon la Direction générale des douanes, les importateurs ainsi que les commissionnaires agréés coopèrent avec les services compétents, tandis que la campagne de sensibilisation se poursuit sur l’ensemble du territoire national. Les autorités estiment ainsi que la réforme s’installe progressivement dans les pratiques.
Ce nouveau système repose sur une collaboration entre la Direction générale des douanes, le ministère des Postes et Télécommunications, l’Agence de régulation des télécommunications, l’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication, ainsi que le consortium Arintech-N Soft. L’administration précise que ce mécanisme électronique ne constitue ni une nouvelle taxe, ni une augmentation des droits existants, et ne devrait donc pas entraîner de hausse des prix des téléphones, tablettes et autres équipements numériques sur le marché.
Le dédouanement des appareils importés demeure toutefois à la charge des opérateurs qui les introduisent au Cameroun. La déclaration et la liquidation des droits et taxes sont effectuées via le système d’information des douanes, Camcis, par les importateurs ou leurs mandataires. Le règlement des montants dus s’effectue en monnaie locale, par les moyens de paiement autorisés, y compris les solutions électroniques. Par ailleurs, les terminaux déjà connectés au réseau local des télécommunications sont considérés comme régularisés et bénéficient d’une amnistie fiscale.
La réforme prévoit également des exemptions. Les téléphones appartenant aux voyageurs et aux touristes en itinérance ne sont pas concernés par la procédure de dédouanement. Désormais, seuls les appareils régularisés via le mécanisme électronique, ceux en roaming ainsi que ceux couverts par l’amnistie fiscale seront autorisés à se connecter au réseau local des communications électroniques.

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