Décédé le 13 mai 2026, cet officier supérieur de l’armée camerounaise à la retraite aura consacré plus de quatre décennies à structurer et promouvoir le sport, tant dans son pays qu’à l’échelle internationale.
Le mouvement sportif africain vient de perdre l’un de ses visages les plus influents. Décédé le 13 mai 2026 à Yaoundé, le colonel Hamad Kalkaba Malboum a été inhumé le même jour au cimetière musulman de Nkolfoulou, près de Yaoundé. Né le 11 novembre 1950 à Kawadji, dans la région de Kousséri, cet officier supérieur à la retraite aura consacré plus de quatre décennies à structurer et promouvoir le sport, du Cameroun à l’échelle internationale.
Homme de rigueur et de réseaux, il s’est progressivement imposé comme une figure centrale de la gouvernance sportive. À la tête du Comité national olympique et sportif du Cameroun, qu’il a dirigé pendant plusieurs années, il a œuvré à la professionnalisation des fédérations et au renforcement de l’encadrement des athlètes. Son action a d’ailleurs contribué à donner davantage de visibilité au sport camerounais sur la scène internationale.
Son influence a rapidement dépassé les frontières nationales. Élu président de la Confédération africaine d’athlétisme, il s’attèle à redynamiser l’athlétisme africain, en mettant l’accent sur la formation, l’organisation des compétitions et la défense des intérêts du continent. Dans la même dynamique, il accède en 2015 à la vice-présidence de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme, une reconnaissance de son poids dans les instances mondiales.
Mais c’est aussi dans l’univers du sport militaire qu’il laisse une empreinte durable. Ancien président du Conseil international du sport militaire jusqu’en 2014, il a œuvré au rapprochement entre sport civil et militaire, promouvant des valeurs de discipline, de solidarité et de dépassement de soi.
Fin stratège, Hamad Kalkaba Malboum s’est distingué par sa capacité à fédérer les acteurs et à moderniser les structures. Son action a contribué à une meilleure représentation de l’Afrique dans les cercles décisionnels du sport mondial, dans un contexte de concurrence accrue.
Sa disparition laisse un vide dans la gouvernance sportive africaine. Mais son héritage — fait de réformes, d’institutions renforcées et d’ambitions continentales — continuera d’inspirer dirigeants et athlètes, au moment où l’Afrique cherche plus que jamais à peser dans l’économie mondiale du sport.
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